Petite pause dans les articles DEC. Il faut varier les plaisirs. Pas beaucoup d’interactivité, ces vieilles lunes n’intéressent guère.
Je suis toujours à la recherche d’information sur l’Alvan. C’était dans mon souvenir une drôle de bestiole avec une mémoire (un disque) à tambour, mémoire associative et un fonctionnement tout en fonctions (si j’ose dire) écrites en polonaise inversée, avec des retardateurs d’évaluation pour que certaines fonctions s’exécutent plus tard quand le résultat d’autres fonctions seraient connu. Pas simple et pas à la porté du premier coboliste venu. Bref si vous avez des infos, n’hésitez pas. Sur le net à part quelques élucubrations de monsieur Lussato (dit le pape de l'informatique) et de Closet (l'oracle), il n’y a pas grand-chose.
Il faudra que je reparle du plan calcul (dont je ne suis pas un expert) et des langages qui parlaient français (Si… sinon… alors… -Fait … jusqu’à … - Début … Fin )– Un vrai bonheur et comme dit le poète : C’est bien plus beau lorsque c’est inutile.
LA NAISSANCE DU PREMIER MICRO-ORDINATEUR : LE MICRAL N
Interview F. GERNELLE
- "Si j'ai bien compris dans votre application de contrôle de process, le prix d'un PDP8 4K (45.000 FF) est trop élevé pour votre budget. Aussi, je vous propose de vous faire un calculateur pour la moitié de ce prix".
- "D'accord".
C'était en Juin 1972. La personne qui venait de me répondre "d'accord", Monsieur PERRIER de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) ne se doutait pas qu'il donnait le feu vert a une des épopée les plus fulgurante de notre fin de siècle : la naissance de la micro-informatique. J'étais, à ce moment là, à la société R2E créée récemment par des anciens d'INTERTECHNIQUE, Messieurs Paul MAGNERON et TRUONG-TONG-TI et nous "jardinions" avec les clients d'Intertechnique qui voulaient du sur-mesure dans l'électronique médicale et nucléaire. Moi-même, frais émoulu d'Intertechnique, j'avais essayé, sans succès, d'y convaincre mes supérieurs de faire une "toute petite machine" qui n'avait pas paru "sérieuse" à ma hiérarchie puisque projetant d'utiliser un drôle de composant "micro-processeur", un certain 8008 d'une petite société californienne peu connue en Europe : INTEL.
J'avais quitté Intertechnique, un peu amer parce que sachant posséder une idée permettant en quelque sorte de démocratiser l'informatique. L'accord signé avec l'INRA prévoyait la livraison du système complet (automate mécanique,
chaine d'acquisition bas niveau, imprimante, etc ) et "calculateur" pour le 30 Décembre 1972, le tout évidemment sous programme d'application. Il s'agissait d'un système de mesure et de calcul de l'évapotranspiration des sols par la méthode dite du bilan d'énergie. II fallait commander un automate prenant diverses mesures de température et d'humidité relative à différentes hauteurs au-dessus du sol. Le but était de savoir s'il fallait ou non arroser les maïs et autres cultures.
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1 F. GERNELLE: 9 square de Mondovi 78150 LE CHESNAY (FRANCE)
La machine devait être autonome (batterie) et supporter de fonctionner dehors au milieu des champs. II y avait beaucoup de calculs à faire. Je partais en vacances la tête dans les nuages.
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