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ISAM, vous avez dit ISAM ?

File_5 Bases de données relationnelles, SQL, XML… tout ceci nous paraît bien évident, qui se souvient encore des fichiers séquentiels indexés ?

Qui se souvient du Basic (Beginner's All-purpose Symbolic Instruction Code) sur PDP accédant des fichiers séquentiels transformés en fichier indexés par la magie de fonctions (FNQ) à la syntaxe merdique et complexe ?

Le modèle relationnel a vu le jour au cours de l’année 1970 lorsque le Dr. E. F. Cobb a publié un document intitulé «A Relational Model of Data for Large Shared Data Bank». La première implémentation commerciale a vu le jour en 1979, éditée par la société Relational Software Inc. qui est connue de nos jours sous le nom d’Oracle Corporation. Depuis, les bases de données relationnelles se sont largement implantées dans les entreprises.

Aujourd’hui, les entreprises maîtrisent bien le modèle relationnel et doivent adopter des modèles objet pour répondre aux contraintes de flexibilité. Afin de ne pas remettre en cause l’investissement colossal du passé, les entreprises doivent marier les deux modèles à l’aide des outils de mapping objet/relationnel.

Relationnel, plus d’infos sur :

http://www.ib-com.ch/pages/archives/01.12/0112chroniquenet.html

ISAM, plus d’info sur :

http://www.grappa.univ-lille3.fr/polys/access-1997/node9.html

Dans les années 60, les premiers systèmes d'exploitation comportent des primitives d'entrée/sortie (BIOS - basic input ouput system)  qui permettent au programmeur de faire abstraction de la gestion physique des données persistantes (au niveau des pistes, blocs ou secteurs, sur les supports de mémoire externe).

Des Systèmes de Gestion de Fichiers  (SGF) prennent désormais en charge les mécanismes d'accès aux données organisées en fichiers: séquentiel, relatif, indexé, séquentiel indexé...

On peut citer, par exemple, les systèmes de fichiers SAM, ISAM, OSAM, HISAM des mainframes IBM, les Disk Operating System (DOS) des micro-ordinateurs.

Les SGF permettent une relative «indépendance» entre les programmes et les données. Plusieurs programmes (en général conçus à l'intérieur d'une même application) peuvent travailler sur le ou les mêmes fichiers.

Tableurs

Tableur_1 Encore un peu de pub pour le site de Michel Volle avec l’histoire des tableurs.

http://www.volle.com/travaux/tableur.htm

Ce site est une belle source d’inspiration : En 1961 Richard Mattesich, professeur à Berkeley, développa en Fortran IV un « computerized spreadsheet » fonctionnant sur un mainframe. Ce programme évaluait automatiquement certaines cases et permettait des simulations. Il est le précurseur des « electronic spreadsheets » d'aujourd'hui, ou « tableurs ».

En 1978, Daniel Bricklin, étudiant à Harvard, devait établir des tableaux comptables pour une étude de cas sur Pepsi-Cola. Plutôt que de calculer à la main il préféra programmer « un tableau noir et une craie électroniques », selon sa propre expression. Son premier prototype, en Basic, pouvait manipuler un tableau de vingt lignes et cinq colonnes.

Puis vint Multiplan… Je me souviens d’une époque ou on disait Visiclaque et multigland

A lire : « Programmers At Work » par Susan Lammers – Des entrevues et anectodes avec 19 programmeurs qui ont fait l’histoire de l’informatique. Et aussi plein de bons livres en anglais orienté Apple sur :

http://www.landsnail.com/apple/

Histoire du PC

Je viens de découvrir le site remarquable de Michel Volle, notament son histoire du PC:

http://www.volle.com/ENSPTT/histopc.htm

Voir l'avis des pionniers...

Parmi les prochaines notes je me proposais de parler de DEC, HP et autres mais j'avoue que devant l'absence de commentaires, la qualité de l'existant (Volle) plus mes déboires avec cet éditeur de notes, je commence à douter de cette entreprise.

Merci de m'encourager.

COBOL

COBOL - COmmon Business Oriented Langage

1957 : Création du premier langage de programmation universel, le FORTRAN (FORmula TRANslator) par John Backus d'IBM

1958 : Suite à une conférence entre Américains et Européens est lancée l'idée d'un langage standard universel : ALGOL 58 (ALGOrithmic Language).

1960 : Publication du cahier des charges du langage de programmation COBOL (COmmon Business Oriented Language). Il devient, après le FORTRAN, le second grand langage de programmation universel, faisant ainsi rapidement disparaître l'ALGOL.

COBOL a été défini par la CODASYL, COnference on DAta SYsystems Languages

Les travaux de la conférence, sous les auspices du Department Of Defense, avec des fabricants, universités et utilisateurs, ont duré de mai 1959 à avril 1960. Grace Murray Hopper, qui avait défini Flow-Matic, un langage compilé dans les années 50, faisait partie du comité. Langage procédural classique destiné à la gestion d’entreprise, dans lequel un programme est composé de 4 divisions: identification, environment, data et procedure qui peuvent comporter des sections. Il est fondé sur les données et défini précisément le matériel et les formats d’entrées et sorties de données. Il introduit la structure de donnée RECORD. Les programmes sont auto documentés par la syntaxe, ce qui ne les rend pas plus légers!

Il existe encore des milliards de lignes de COBOL, 60% des applications business, qui font marcher des millions d’ordinateurs. Pire, l’accroissement prévu des lignes de codes est de 5 millions par an pour les prochaines années..

Hopper_2 Programmeuse!

Grace Hopper était une femme remarquable, qui contribua énormément à l'évolution des langages de programmation et à la convivialité des premiers ordinateurs. C'est notamment grâce à elle qu'un ordinateur comprend aujourd'hui l'anglais et que des non-mathématiciens et des entreprises ont commencé à s'adonner également à la programmation et à l'utilisation des ordinateurs. En 1950, Grace Hopper reçoit le titre de « programmeuse senior », une des 10 premières personnes à pouvoir bénéficier de ce titre. Dans une conférence restée célèbre, Grace Hopper prédit que les logiciels finiront par coûter plus cher que le matériel, ce qui, à cette époque, était difficilement imaginable. En 1969, elle fut la première à recevoir le prix du « Informaticien m/f de l'année ». En 1971, une nouvelle récompense annuelle dédiée aux jeunes scientifiques en informatique fut créée à son nom. »

Dernière nouvelle. COBOL sous LINUX

http://www.linux-center.org/fr/development/languages/cobol/

IDENTIFICATION DIVISION.
PROGRAMM-ID.DECOMPTE.
ENVIRONMENT DIVISION.
INPUT-OUTPUT SECTION.
FILE-CONTROL.
        SELECT FGRILLE ASSIGN TO WORKSTATION-GDECOMPTE
        ORGANIZATION TRANSACTION
        CONTROL-AREA FTOUCHES.
DATA DIVISION.
FILE SECTION.
FD FGRILLE LABEL RECORD OMITTED.
01 EGRILLE.
        COPY DDS-ALL-FORMATS OF GDECOMPTE.
WORKING STORAGE SECTION.
01 FTOUCHES PIC XX.
88 F3 VALUE "03".
01 BILLETPIECE.
        02 BP OCCURS 9 PIC S9(4).
01 RESULTAT.
        02 RESULT OCCURS 9.
                03 RESUL PIC ZZZ9.
01 MONTANT.
        02 SOMME PIC S9(4).
01 I PIC 99.
PROCEDURE DIVISION.
DEBUT.
        OPEN I-O FGRILLE.
        MOVE 500 TO BP(1).
        MOVE 200 TO BP(2).
        MOVE 100 TO BP(3).
        MOVE 50 TO BP(4).
        MOVE 20 TO BP(5).
        MOVE 10 TO BP(6).
        MOVE 5 TO BP(7).
        MOVE 2 TO BP(8).
        MOVE 1 TO BP(9).
DEB.
        MOVE 1 TO I.
        INITIALIZE DECOM COMPTE.
        WRITE EGRILLE FORMAT "DECOM".
        READ FGRILLE.
        IF F3 GO TO FIN.
        MOVE CORR DECOM TO MONTANT.
TQ.
        IF I <10
                DIVIDE SOMME OF MONTANT BY BP(I) GIVING RESUL(I)
                REMAINDER SOMME OF MONTANT
                ADD 1 TO I
                GO TO TQ
        END-IF.
        MOVE RESULTAT TO BILLET.
        WRITE EGRILLE FORMAT "COMPTE".
        READ FGRILLE.
        IF F3 GO TO FIN.
        GO TO DEB.
FIN.
        CLOSE FGRILLE.
        STOP RUN.

FORTRAN

Backus_1 FORmula TRANslator

Mon premier vrai langage de programmation. Calcul de lignes electriques, éléments finis, profils en long, profils en travers, dessins de perspectives et même un peu de gestion,faute de mieux.

John Backus

Un langage destiné à la résolution de problèmes mathématiques et scientifiques.

Ce langage a été créé par John Backus et son équipe de chercheurs de 1954 à 1957, année de sortie du FORTRAN I. Ensuite, il y a eu bien naturellement le II, le III, le IV (années 70) ou V (Fortran 5 = Musique)

Le langage FORTRAN, moyennement évolué, a été remplacé par des langages comme Pascal et C.

Backus plus jeune:

Timeline_0877_johnbackus_1

Bacchus immortalisé:Bacchus

_____________________________________________________

SUBROUTINE toto (liste d'arguments formels)
déclarations locales (y compris arguments formels)
instructions
(dont RETURN pour quitter la subroutine, optionnel en
              dernière instruction)
END SUBROUTINE toto

Data General – Les étoiles Nova et SuperNova

Dglogo_3 Une légende. J’avoue que je n’ai pas vraiment connu DG mais j’en ai beaucoup entendu parler. Alors voilà quelques faits qui inspireront peut-être les ex des Nova, Super-Nova. Eclipse, DG-One et autre Aviion de toutes sortes…

Data_general_1

Des faits :

  • En 1968, Ed DeCastro quitte DEC (comment peut-on quitter DEC en68 ?) et fonde Data General
  • Le Nova sort fin 1968
  • Premier mini 16 bits utilisant exclusivement des circuits intégrés
  • Circuits intégrés MSI (Medium Scale Integration)
  • La première architecture RISC à l’époque où un ordi était capable de chauffer un bureau.

http://www.simulogics.com/nostalgia.htm

http://www.grospixels.com/site/wozniak.php

DG est fortement lié a une gloire de l’informatique Steve Wozniak, le copain de Steve Job :

La sortie du NOVA de Data General parut à Wozniak un événement majeur. Cette machine paraissait parfaite. Mieux il la découvrait et plus il en admirait la conception et l'exécution, Mais, naturellement il en vint bientôt, par jeu, à se demander comment elle pouvait être encore améliorée.

L'ingénuité de Wozniak était grande : vingt-sept mois après l' annonce du NOVA, Data General mit sur le marché son SUPER NOVA, de 5 à 15 fois plus rapide que son prédécesseur, suivant les versions. Cette lignée fut encore étendue en octobre 1970 avec les modèles NOVA 1200 et NOVA 800, puis le SUPER NOVA "SC", premier mini-ordinateur à utiliser une mémoire à semi-conducteurs

  • DG One le premier portable.

Un précurseur en attendant l'avènement du format laptop.

Dg_one_1

NCR - National Cash Register - a Neat picture

Ncr2_4 J’ai pas mal de souvenirs liés à NCR. La nationale des caisses comme on l’appelait alors. Dans ma première boite, il y avait un NCR500 à ruban perforé et lecteur de cartes (35 cm sur 35 cm environ) à piste magnétique qui montaient et descendaient du bac. C’était impressionnant à voir fonctionner. Par chance je n’ai pas eu à bosser dessus.

Ncr1_3Par contre, dans le genre ringard, quatre ou cinq plus tard (~77) j’ai programmé une 399 pour encoder des cassettes magnétiques (le même format que l’on trouve encore sur les vieux baladeurs) C’était dans une grande banque qui avait un mainframe NCR programmé en NEAT.

Qui se souvient encore du NEAT ?

Je reparlerai plus tard de la nationale des caisses.

NCR : Constructeur informatique situé aux USA. Créée sous le nom de "National Manufacturing Company of Dayton", cette firme prend son nom actuel en 1884 après son rachat par Henry Patterson. Elle deviendra en 1911 le premier constructeur de caisses enregistreuses automatiques.
En 1957 NCR s'engage dans la voie de l'électronique avec un terminal comptable reliable à ses caisses enregistreuses.
Suivront de véritables ordinateurs, les "Century" dans les années 1960, les "Criterion" dans les années 1970 et les séries V et I dans les années 1980.

Le con-servateur

IBM 360. À tout seigneur tout honneur.

J’ai personnellement quelques souvenirs de l’IBM 360 de l’IMAG, l’Institut de Math Appliquées à Grenoble vers les années 69/70. Une salle machine gardée comme un coffre fort. On déposait nos paquets de carte avec nos petits programmes en assembleur ou en PL1 bourrés de fautes et quelques jour plus tard on récupérait le verdict, un listing de quelques pages qui nous renvoyait à nos chères études. Et vous ? C’est le 7 avril 1964 qu’IBM Corporation a annoncé la mise sur le marché des ordinateurs IBM architecture 360. Cette annonce marque un tournant radical dans le monde de l’informatique et est perçue comme une véritable révolution du concept d’ordinateur. L’IBM 360 constitue la première grande « famille » d’ordinateurs au monde utilisant les mêmes logiciels et périphériques dans toute la gamme, et quels que soient les usages (scientifiques, gestion, etc.). Il correspond à ce que les clients attendaient avec impatience : un matériel qu’il est possible de changer pour un plus puissant sans avoir à réécrire les programmes. Il est équipé pour la transmission d’informations, l’archivage dans des banques de données et le travail en multiprogrammation : une vraie révolution.« Compatibilité » devient alors le maître mot et les utilisateurs découvrent une gamme de choix sans précédent et hautement performante. La suite sur

http://www.aconit.org/spip/article.php3?id_article=14

Le Con-servateur

Ibm36019642_1_1

Le blog pour les vieux cons de l’informatique

Il y a pas mal de temps que je me surprends à faire des réflexions du style    « Avec RMS, c’était quand même bien plus facile. » ou « Quand on prenait l’avion pour dépanner une utilisatrice en Suède, c’était le bon temps… » Bref, je vieillis.

Je ne dirais pas mon âge mais je fais parti des gens qui ont connu les bandes et cartes perforées, l’imprimante à chaîne, les mémoires à tores, le bootstrap de l’ordinateur avec des touches en plastique ou l’on rentrait un « mot » de 16 bits en hexadécimal, patcher les programmes avec des clé sur le pupitre…

Pas plus tard que la semaine dernière je répondais à un jeunot imberbe qui avait abandonné sa partie de Dugeon Keeper pour griller une Camel filtre. Figurez-vous qu’il ne voulait pas me croire. En voyant ma tête, il pensait qu’il était impossible que j’aie pu faire de l’informatique dans ma jeunesse, il doutait même que l’ordinateur ait pu exister avant sa naissance, a fortiori que l’on ait pu faire marcher une machine sans Windows ou Unix et que l’on puisse faire le moindre calcul avec moins de 100 megs de mémoire, alors ne parlons pas de 16K… J’étais ridicule !

Cette conversation m’a donné envie de parler un peu du bon vieux temps. Je suis allé faire un tour sur la toile pour voir s’il existait un musée virtuel de l’informatique, j’ai trouvé quelques pointeurs (et photos) que je donnerais en temps utile…

Il m’a semblé qu’il fallait faire quelque part un recueil de souvenirs et d’anecdotes. C’est donc le but de ce blog. Je propose de lancer des sujets dans les prochains jours, chaque sujet étant centré sur un constructeur ou un type de machine. N’ayant pas une expérience universelle, je compte sur les lecteurs pour, en plus de répondre aux notes déjà postés, m’envoyer leur sujet favori que je publierais avec plaisir.

Pdp1